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Une histoire de haine

Au départ, au coeur du narcissisme primaire du petit enfant, il y a le fondement de la haine : une dépendance à l'autre d'où nait amour et haine car tout ce qui vient de l'extérieur est menaçant.

Puis, vient le narcissisme secondaire avec la maitrise de la haine : on retrouve là, le complexe d'oedipe, et la haine du parent du même sexe.

Plus loin encore, il y a la haine de l'adolescent. La haine qui structure le sujet, tantôt en s'orientant vers l'autre dans une conflictualité où le parent est mis en position d'autorité, et tantôt dirigée contre soi-même quand aucun adulte n'offre de support d'identification. Ici la haine se montre et se met en acte.

A la recherche d'un repère dans le réel, un repaire à soi, un début d'autonomie avec ce corps qu'il ne reconnait pas, l'adolescent agit avant de penser.

A l'âge adulte, la haine trouve sa place dans l'ambivalence de la relation amoureuse. Elle se canalise, se détourne, effleure parfois mais se vit au grés de nos histoires.


La haine doit se mettre en mots pour ne pas envahir notre psychisme. C'est a défaut de mots que la haine emprunte la voie de l'acte.

Les faits divers et autres phénomènes de société racontent l'histoire de cette haine qui aveugle et ravage, ravivée par la blessure des séparations, les vécus d'abandon, réels ou imaginaires. De la haine de soi à la haine de l'autre et le drame qui surgit.

La fin de l'histoire quand l'irréparable n'a pas dit le dernier mot : la nécessité de guérir, un homme, une femme, une société, un continent...



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